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À LA UNE
PPPT : généralisation et impacts en copropriété en 2025
18 décembre 2025

PPPT : généralisation et impacts en copropriété en 2025

Le contexte réglementaire de 2025 : une transformation majeure L'année 2025 a été marquée par d'importants changements dans le secteur du diagnostic immobilier, qui ont transformé les obligations des copropriétés. Parmi ces évolutions, la généralisation du Projet de Plan Pluriannuel de Travaux (PPPT) est centrale, poussant les syndicats de copropriété à adopter une planification proactive de la maintenance et de la rénovation, notamment énergétique. Le DPE collectif : extension des exigences Depuis 2024, les immeubles collectifs réunissant plus de 200 lots et ceux en monopropriété sont tenus d’effectuer un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) collectif. En 2025, cette exigence s’est étendue aux copropriétés de 50 à 200 lots, tous types d'usage confondus. Cette mesure permet, à l’échelle de l’immeuble, d’obtenir une vue globale de la performance énergétique. Les résultats du DPE collectif facilitent l’identification des actions prioritaires à inscrire dans le PPPT, tout en sensibilisant les copropriétaires sur la nécessité de moderniser leur patrimoine immobilier. PPPT : extension à toutes les copropriétés de plus de 15 ans Le Projet de Plan Pluriannuel de Travaux s’impose désormais à toutes les copropriétés à usage au moins partiel d’habitation ayant plus de 15 ans. Cette obligation concerne depuis 2025 : Les copropriétés de moins de 51 lots (nouvelles entrantes dans le dispositif cette année) Celles de 51 à 200 lots (déjà concernées depuis l’année précédente) Les résidences de plus de 200 lots, pour lesquelles le cadre est désormais stabilisé Le PPPT, grâce à une étude approfondie de l’état général du bâti et de ses équipements, permet une anticipation sur la réalisation des travaux indispensables à la conservation de l’immeuble et à la transition énergétique. L’objectif affiché est de réduire les imprévus, d’améliorer le confort des occupants et de préserver la valeur patrimoniale. Les nouveaux enjeux pour les copropriétés Au-delà de la simple obligation, la mise en œuvre du PPPT influence les pratiques quotidiennes des conseils syndicaux et gestionnaires de copropriété : Favoriser la planification budgétaire grâce à l’anticipation des travaux Mettre l’accent sur la réduction des consommations énergétiques et des émissions Valoriser le patrimoine via des démarches certifiées et progressives Répondre efficacement aux attentes renforcées des copropriétaires et des futurs acquéreurs Cette dynamique impose de nouvelles exigences en termes d’expertise et de suivi régulier, les gestionnaires devant se former aux évolutions législatives et aux problématiques techniques émergentes. Bénéfices attendus et vigilance nécessaire L’intégration complète du PPPT dans la vie des copropriétés représente une avancée fondamentale vers la pérennité des immeubles. Cette planification évite la dégradation du bâti, sécurise les résidents et favorise les démarches de rénovation énergétique, lesquelles deviendront progressivement incontournables dans le cadre d’une transition écologique nationale. Néanmoins, la réussite de cette généralisation dépendra de la qualité des diagnostics, de la transparence de l’information transmise aux copropriétaires et de la collaboration efficace entre les différents acteurs concernés. Conclusion : un nouveau cap pour la gestion de copropriété La généralisation du PPPT en 2025 transforme durablement la gouvernance des copropriétés, en imposant une vision à long terme et des actions concrètes dans la préservation des bâtiments. Cette évolution législative illustre un engagement collectif en faveur de la sécurité, de la valorisation immobilière et de l’efficacité énergétique. Les syndics et acteurs de la gestion sont ainsi appelés à renforcer leurs compétences pour relever les défis d’un contexte réglementaire sans cesse renouvelé.

Les statistiques sur la présence d’amiante en France
21 novembre 2025

Les statistiques sur la présence d’amiante en France

Une substance interdite mais encore largement répandue Bien que l’utilisation de l’amiante ait été proscrite en France depuis 1997, ce matériau est encore fréquemment rencontré dans de nombreux bâtiments anciens. Grâce à ses propriétés isolantes et sa résistance au feu, l’amiante a été intégré, pendant plusieurs décennies, dans la composition de nombreux éléments de construction. Aujourd’hui, il représente un enjeu sanitaire majeur du fait de sa toxicité lorsque ses fibres sont libérées dans l’air. Les principaux endroits à surveiller Certaines zones ou matériaux des bâtiments construits avant la fin des années 1990 présentent un risque accru de contenir de l’amiante. Il est essentiel d’identifier ces secteurs afin de limiter l’exposition. Les isolations thermiques autour des conduits: Des produits comme les calorifugeages, principalement utilisés pour protéger les tuyaux de chauffage et les chaudières, contiennent souvent de l’amiante sous forme friable. Ce type d’isolant prend souvent la forme de gaines, manchons clairs ou enduits fibreux installés dans des lieux comme les chaufferies, les caves ou les locaux techniques. Lorsqu’ils se dégradent, ils relâchent des fibres dangereuses pour la santé. Les éléments de toiture et de façade: Au cours de la seconde moitié du vingtième siècle, le fibrociment a été très employé pour la fabrication de plaques ondulées de toit, de conduits ou de jardinières extérieure. Tant que ces éléments demeurent en bon état, le risque est limité car l’amiante y est enfermé dans une matrice solide. Néanmoins, la détérioration ou des interventions comme le nettoyage à haute pression ou le perçage peuvent occasionner la libération de particules d’amiante. Les revêtements de sol et leurs colles: Entre les années 1960 et 1980, de nombreux logements ont été équipés de dalles de sol, souvent aux teintes foncées ou neutres, fixées avec des colles bitumineuses incorporant de l’amiante. Ces dalles, généralement de forme carrée, ne présentent pas de danger tant qu’elles restent en place. Le risque principal provient d’opérations de rénovation (ponçage, arrachage) qui dispersent des fibres invisibles à l’œil nu. L’importance d’un diagnostic professionnel Avant toute transaction, rénovation ou démolition d’un bien édifié avant l’été 1997, la loi impose de réaliser un diagnostic amiante. Ce contrôle, effectué par un spécialiste habilité, sert à inventorier les produits potentiellement amiantés, à évaluer leur état et à recommander des mesures pour assurer la sécurité des occupants — qu’il s’agisse d’une simple surveillance, d’un confinement ou du retrait du matériau. Seule une analyse en laboratoire permet de confirmer avec certitude la présence d’amiante. En cas de doute, il est recommandé de faire appel à un expert qualifié pour garantir une démarche conforme et éviter tout risque inutile.

Propriétaires bailleurs : pourquoi s’intéresser au nouveau DPE 2026
23 septembre 2025

Propriétaires bailleurs : pourquoi s’intéresser au nouveau DPE 2026

L’évolution du DPE en 2026 : ce qui va changer À partir du 1er janvier 2026, la méthode utilisée pour déterminer la performance énergétique des logements subira une importante mise à jour. Ce changement, officialisé pour entrer en vigueur début 2026, modifie le mode de calcul de l’étiquette énergie, notamment en ce qui concerne les logements alimentés à l’électricité. Le coefficient d’énergie primaire (CEP) appliqué à l’électricité sera réduit, passant de 2,3 à 1,9. Cette évolution sera particulièrement bénéfique pour de nombreux biens chauffés à l’électricité. L’impact concret pour les propriétaires Cette révision du calcul du DPE devrait permettre à de nombreux logements jusqu’ici considérés comme peu performants de sortir des classes F ou G. Selon les prévisions gouvernementales, environ 850 000 biens pourraient bénéficier d’une amélioration de leur classement énergétique. Les petits logements seraient les principaux gagnants, certains pouvant grimper de deux classes sur l’échelle énergétique. Cette nouvelle classification peut donc accroître la valeur d’un bien et faciliter sa mise en location ou sa vente. Estimer la future étiquette énergétique de son logement Pour accompagner cette transition, il existe dès à présent des outils en ligne permettant de projeter la future étiquette DPE de votre logement, selon les modalités qui s’appliqueront à partir de 2026. Ce type de simulateur, simple d’utilisation, offre un aperçu rapide et personnalisé de l’éventuel changement de classe énergétique. En quelques clics, chaque propriétaire peut se faire une idée de l’impact de la réforme sur son patrimoine. Anticiper si son logement restera ou non une passoire thermique Prendre des décisions éclairées pour la vente ou la mise en location Évaluer la valorisation potentielle du bien après la réforme Pourquoi anticiper ce changement ? Plusieurs raisons justifient de s’intéresser dès maintenant à cette réforme : Les biens les moins performants du point de vue énergétique sont soumis à des restrictions de location progressives selon la législation en vigueur. L’amélioration de la catégorie DPE peut renforcer la valeur de marché du logement. En anticipant, les propriétaires peuvent mieux planifier leurs projets immobiliers, qu’il s’agisse d’une vente, d’une rénovation ou d’une mise en location. Se faire accompagner pour une transition sans stress Pour celles et ceux qui veulent aller plus loin, s’appuyer sur des professionnels du diagnostic immobilier reste la meilleure garantie d’obtenir une évaluation fiable et conforme à la réglementation. À la clé, des conseils personnalisés pour optimiser la performance énergétique de votre bien et renforcer la valorisation de votre patrimoine. Le nouvel outil de simulation disponible permet de préparer en toute sérénité l’impact de la réforme DPE 2026. Profitez de cette opportunité pour découvrir dès aujourd’hui la future étiquette énergétique de votre logement et ajuster votre stratégie immobilière en toute connaissance de cause.

DPE électricité 2026 : ce que cela implique pour vos projets de rénovation
Publié le 06 Août 2025

DPE électricité 2026 : ce que cela implique pour vos projets de rénovation

Un changement annoncé dans le calcul du DPE À compter du 1er janvier 2026, la méthode de calcul du Diagnostic de Performance Énergétique va être modifiée, avec une révision du coefficient servant à convertir l’électricité. Ce coefficient diminuera de 2,3 à 1,9, décision prise dans le cadre d’un rapprochement avec les directives européennes. Cette modification intervient après un précédent ajustement en 2020, motivé par la progression des énergies renouvelables au sein du mix énergétique français. Des conséquences directes sur le classement des logements Si la révision paraît avant tout technique, ses effets sont très concrets pour les propriétaires et les acteurs de la rénovation énergétique. Avec ce nouveau mode de calcul, de nombreux logements chauffés à l’électricité verront leur classement amélioré sur le DPE, et ce, sans avoir bénéficié de travaux. En pratique, près de 850 000 habitations sortiront du statut de passoire thermique simplement grâce à cette évolution méthodologique. Cependant, cette modification ne reflète pas une amélioration réelle des performances énergétiques. Elle peut même susciter un recentrage important sur l’électricité, au détriment d’autres solutions complémentaires et efficaces comme les pompes à chaleur mixtes, les chaudières écologiques ou les réseaux énergétiques mutualisés. Des logements reclassés sans rénovation effective Un risque de priorisation de l’électricité au détriment des alternatives durables Une discordance possible entre le résultat du DPE et la facture énergétique réelle des ménages Un impact potentiel sur la dynamique d’investissement des bailleurs dans la rénovation Des professionnels préoccupés par cette évolution Le secteur du bâtiment, qui accompagne au quotidien les particuliers et les acteurs publics dans l’amélioration énergétique, témoigne de ses préoccupations. Les organisations représentatives, telles que la CAPEB, expriment leurs craintes face à une réforme risquant de désavantager les artisans impliqués dans des démarches globales et performantes. Cette nouvelle donne peut aussi brouiller les repères pour les ménages, tout en ralentissant la transition vers un parc immobilier moins émetteur, objectif prioritaire des politiques environnementales françaises. Pour une rénovation énergétique efficace et équitable Garantir la lisibilité et la crédibilité des outils réglementaires, comme le DPE, demeure une priorité. Il est important qu’une telle évolution soit précédée d’une réflexion approfondie, pour maintenir la confiance des usagers et encourager des travaux de rénovation réellement efficaces et durables. Pour tous ceux qui sont engagés dans cette transition, le rôle d’information, d’accompagnement et de conseil reste central. Face à ces changements, il est nécessaire de redoubler de clarté, d’exigence et d’engagement pour favoriser une rénovation énergétique bénéfique à la fois pour l’environnement et pour les ménages.

Loi Carrez ou loi Boutin qui prend en charge la mesure
Publié le 15 Juillet 2025

Loi Carrez ou loi Boutin qui prend en charge la mesure

Les différences essentielles entre la loi Carrez et la loi Boutin Dans le domaine immobilier, il existe deux législations importantes encadrant la prise de mesure des logements : la loi Carrez et la loi Boutin. Ces dispositifs s’adressent à des contextes distincts, que ce soit lors d’une vente ou d’une location, et n’impliquent pas les mêmes critères de surface. Comprendre leurs particularités est crucial pour éviter les erreurs lors de vos transactions immobilières. La loi Boutin : pour l’encadrement des locations Mise en œuvre en 2009 à la suite de la loi sur la mobilisation pour le logement, la loi Boutin a pour objectif principal de garantir une meilleure transparence pour les locataires. Elle impose de calculer la surface habitable d'un bien à louer, qui doit figurer sur le contrat de location. La surface habitable selon cette législation prend en compte l’ensemble des pièces principales d’un logement, c’est-à-dire les chambres, le séjour, la cuisine, la salle de bains ainsi que les combles aménagés. En revanche, elle ne prend pas en compte certains éléments comme les vérandas, caves, sous-sols, ni les épaisseurs des murs ou embrasures de portes et fenêtres. Un logement doit comprendre au minimum une pièce principale avec soit une surface de plancher d’au moins 9 mètres carrés et une hauteur sous plafond de 2,20 mètres, soit offrir un volume habitable d’au moins 20 mètres cubes. Ce mesurage est indispensable pour déterminer la valeur locative au mètre carré. La loi Carrez : pour la vente de lots en copropriété Instaurée en 1996, la loi Carrez s’adresse principalement aux acheteurs et vise à protéger leurs intérêts lors de l’acquisition de biens en copropriété. Elle impose de mentionner la surface privative du logement sur l’acte de vente. Le calcul selon la loi Carrez s’effectue en tenant compte de la hauteur minimale sous plafond de 1,80 mètre. Cela inclut non seulement les pièces principales mais également certains espaces comme les greniers, remises ou vérandas, même s’ils ne sont pas aménagés. A contrario, les terrasses, balcons et loggias sont exclus car il s’agit d’espaces ouverts. Grâce à cette transparence, l’acheteur connaît précisément la superficie privative réelle du logement qu’il souhaite acquérir. Qui réalise la mesure selon la loi Carrez ou la loi Boutin ? Quel que soit le contexte, recourir à un professionnel certifié pour réaliser le mesurage est vivement conseillé. Le diagnostiqueur immobilier est habilité pour effectuer ce type d’intervention. Grâce à ses compétences et à son matériel adapté, il garantit une conformité aux normes en vigueur et vous évite tout litige ultérieur. Pour plus de sécurité et d’exactitude, il est recommandé de solliciter un expert à proximité. Conclusion En résumé, la loi Carrez concerne la vente en copropriété et impose la mention de la superficie privative, tandis que la loi Boutin s’applique à la location et requiert l’indication de la surface habitable. Dans chaque cas, le recours à un diagnostiqueur professionnel garantit des mesures fiables et conformes à la réglementation.

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